Virus et autres maux….

Virus et autres maux….

 

 

Le premier mot 

Virus, coronavirus, épidémie, pandémie… jamais le vocabulaire médical n’aura autant fait parler de lui en ce début d’année. Entre confinement, mise en quarantaine, utilisation de gel antibactérien, les moyens pour se défendre contre cette contagion semblent bien faibles face à une propagation rapide, dans un monde sans frontière.

L’épidémie agit comme un révélateur, séparant les citoyens en deux catégories, les lucides, qu’ils soient actifs ou passifs (prêts à envisager le pire ou en actions) et les naïfs, qu’ils soient optimistes – car le monde est ainsi fait – ou aveuglés, ne souhaitant pas y croire.

À vous de choisir !

Mot pour mot

Virus vient du latin virus, qui signifie suc, jus, semence des animaux mais également venin ou poison. Le mot est proche du grec ios qui se traduit par venin, poison mais aussi rouille.

Un virus est une particule microscopique infectieuse qui ne peut se répliquer qu’en pénétrant dans une cellule, dont il utilise le métabolisme. Au même titre qu’un parasite, il ne peut évoluer sans habitat. Se transmettant par voie “aérienne” (lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue) à proximité d’une autre, il peut également se propager par l’eau, les aliments, le contact direct entre des personnes ou encore le contact indirect, par le biais d’un objet, comme une poignée de porte ou une barre de métro. Une fois à l’intérieur d’un nouvel organisme, le virus tente de trouver refuge dans une cellule.

Et le coronavirus ? Il tire son origine de la couronne (corona) qui entoure le virus. Dans l’Antiquité, les prisonniers de guerre, quand ils étaient vendus, portaient une couronne (corona) de fleurs.

À mots couverts

Le terme épidémie, quant à lui, est issu du grec epidemia, dérivé de l’adjectif epidemos qui siginifie « qui séjourne dans un pays » puis « qui circule dans un pays ». On retrouve d’ailleurs la racine demos (pays ou peuple) dans le terme démocratie. Au XIIIè siècle, ce mot désignait l’apparition d’un grand nombre de cas de maladies infectieuses et transmissibles, puis, par extension, l’accroissement du nombre de cas de toute autre maladie.

Si l’on y ajoute le suffixe grec pan, que l’on retrouve par exemple dans le mot Panthéon et qui se traduit par tout ou toute, celui-ci ajoute la dimension de totalité. Ainsi, la pandémie se propage partout et touche tout le monde.

Le fin mot de l’histoire

En 1892, le biologiste russe Dmitri Ivanovski fit un premier pas vers la découverte des virus. Travaillant sur la maladie de la mosaïque du tabac, il filtra un extrait broyé de feuilles malades, à travers un filtre de porcelaine conçu pour arrêter les bactéries. À sa surprise, le filtrat obtenu était infectieux. Toutefois, Ivanovski incrimina des toxines ou des spores bactériennes. En 1898, le microbiologiste hollandais Martinus Beijerinck comprit que la particule infectieuse devait être bien plus petite qu’une bactérie. Plus tard, les chercheurs furent capables de faire multiplier des virus sur des milieux contenant des tissus de cornée de cobaye, de rein de poule ou d’œufs embryonnés de poule. Ce n’est que dans les années 1930 que des virus purent enfin être vus en microscopie électronique.

Un dernier mot… Pour finir sur une note positive, passons aux remèdes ! Le vaccin désigne le virus de la vaccine, une maladie infectieuse des bovins due à un virus proche de la variole. La vaccine était également appelée « petite vérole des vaches ». Le vaccin désigne donc toute substance préparée à partir de microbes, virus ou parasites, qui, inoculée à un individu, l’immunise contre le germe correspondant.

Le premier personnage célèbre à avoir utilisé le principe de la vaccination fut le roi Mithridate VI ou Mithridate le grand qui prit l’habitude de consommer, à faibles doses et régulièrement, du poison afin de renforcer son organisme développant une résistance. Racine consacrera à Mithridate une célèbre tragédie.

De ces biens grands maux d’actualité, nous avons préféré en retirer de bien grands mots !

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