Evasion

Evasion

Le premier mot

Le mot évasion se construit sur le supin de evadere qui signifie sortir de, ou se sauver de, puis prend peu à peu la signification d’échappatoire. L’évasion est commise par un prisonnier cherchant à fuir sa geôle par tous les moyens dont il dispose. Nombreux sont les évadés célèbres à avoir organisé leur fuite. En 1756, détenu aux Plombs à Venise, Casanova échafaude un plan pour s’évader en perçant le plancher de sa cellule avec une sorte de lance confectionnée avec un bout de marbre. Proche d’arriver à ses fins, on le change de cellule et son plan est découvert. Il se fait finalement la malle grâce à son voisin de cellule qu’il avait convaincu de percer le plafond et de venir le délivrer.

Mot pour mot

S’évader serait donc synonyme de s’échapper ? Oui aujourd’hui, mais historiquement le mot venait du latin populaire excappare, dérivé de la cape, le manteau, verbe que l’on peut traduire par « sortir de la cape en l’abandonnant aux mains de ses poursuivants ». Quant à l’échappée belle, l’adjectif prend le sens d’opportun ou « qui convient parfaitement ». Les truands l’accaparent au XIXe siècle avec se faire la belle… Sous-entendu profiter d’un moment opportun pour s’échapper… Au jeu de paume, l’échapper belle désignait le fait de manquer une balle pourtant bien lancée.

Le fin mot de l’histoire

Et se faire la malle ? L’expression apparaît dans les années 30. La malle correspond à la grosse valise qui était placée à l’arrière de la voiture à cheval. Ainsi, dans le milieu carcéral, en prenant sa valise, sa malle, on symbolise l’évasion. Quant à la poudre d’escampette, elle fait référence aux réserves de poudre des artilleurs qui étaient disposées à l’arrière. Certains soldats chargés de transporter cette poudre à l’avant, mus par d’autres motivations, parfois préféraient… décamper.

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